Alma Forrer

Alma Forrer

 

 

Jeune parisienne de 23 ans, bercée aux plus grands chanteurs de folk américains, citant Joan Baez comme sa « première et plus grande influence ». Après le succès de son premier EP, éponyme, sorti en 2014, elle est partie au Texas pour imaginer le deuxième. Enregistré à Porto, il se nomme Ne dis rien. Alma Forrer a assuré plusieurs premières parties de Vianney durant la fin d’année 2015 ainsi que de la Grande Sophie en 2016. Elle est l’une des 4 lauréates du concours « Mon plus grand studio », créé par RTL et 20 minutes. Venez découvrir son univers ici.


 

 

Ecouter Alma Forrer, c’est partir à la recherche de la plénitude. Sa voix nous berce, nous emmène explorer des pays lointains.

Elle chante, écrit, compose naturellement; nous apprend à aimer, à panser nos plaies, à nous réveiller.

Dans Bobby, titre de son premier EP, Alma chante « Bobby, ce mal qui te plait, ce mal qui te tient, c’est l’écho du passé et l’appel de demain, c’est l’ardeur de la vie avant la fin ».

Nous Sommes aime Alma car elle a ce don de s’adresser à tout le monde avec une exquise intimité. Ecoutez ses chansons et vous aussi, vous voudrez être le Bobby de quelqu’un.

 


 

Le Questionnaire de Proust d’Alma

 

Le questionnaire qui suit est dérivé du questionnaire de Proust, devenu célèbre par les réponses qu’y a apportées Marcel. Dans les années 1890, ce genre de questionnaires était en vogue chez les jeunes gens qui pouvaient y dévoiler leurs gouts et aspirations. Du coup on s’est dit que c’était un bon moyen de se présenter et de servir de support à notre rubrique de jeune du jour, qui vise à introduire des jeunes qu’on aime, qui nous intéressent, et qui sont de beaux exemples de notre génération.  

 

Ta vertu préférée?

Savoir agir pour être heureux au quotidien, pour les choses les plus banales.

La qualité que tu préfères chez un homme?

Qu’il accepte sa part de féminité.

La qualité que tu préfères chez une femme?

Qu’elle accepte sa part de masculinité.

Ce que tu apprécies le plus chez tes amis?

Leur capacité à pardonner. Un ami, ça doit pouvoir comprendre et pardonner.

Ton principal défaut?

Je suis dissipée. Dans une discussion il m’arrive de passer du coq à l’âne et cela est épuisant pour les (pauvres) personnes qui m’entourent. Mais je fais des efforts.

Ton occupation préférée?

Faire de la musique. Composer, enregistrer, aller voir des concerts ou écouter des disques chez moi.

Ton rêve de bonheur?

Etre amoureuse et moi-même en même temps. Grandir avec et à côté de quelqu’un sans m’emprisonner en lui.

Quel serait ton plus grand malheur?

Perdre les gens que j’aime. Et mon chat.

Que voudrais-tu être?

Une chanteuse, une auteure, une femme belle et fière.

Dans quel pays désirerais-tu vivre?

En France. Je voyage souvent mais j’aime vivre en France, je veux rester ici pour le moment.

Quelle est la couleur que tu préfères?

Le bleu. C’est la couleur préférée des français non?

La fleur que tu aimes?

Les roses anciennes (roses ou blanches), les glycines et les énormes hortensias.

L’oiseau que tu préfères?

J’aimerais défendre la cause des pigeons, mais les rouge-gorges sont les plus beaux selon moi.

Tes poètes préférés?

Paul Eluard est mon poète de chevet depuis l’adolescence, mais je lis Apollinaire, Yves Bonnefoy, Tristan Corbière, Rimbaud… J’ai aussi beaucoup admiré le lyrisme romantique d’Hugo von Hofmannsthal ou Robert Walser. Enfin cette année au Québec j’ai découvert la splendide poésie de Saint-Denys-Garneau.

Tes héros dans la fiction?

Peau d’âne est mon héroïne, mon inspiration. Parce qu’elle traverse un parcours initiatique dont elle sort victorieuse. Elle dépasse son oedipe et devient une femme.

Tes compositeurs / chanteurs préférés?

J’aime beaucoup l’opéra italien (particulièrement Bellini et Donizetti). Sinon il y a ce disque, que j’écoute sans cesse depuis des années: “Les nuits d’été” chantées par Elsa Maurus avec l’ochestre national de Lille (poèmes de Théophile Gautier mis en musiques par Berlioz). Un trésor -secret.
En chanson, j’ai puisé mes inspirations auprès de chanteurs français comme Barabara, Marie Laforêt, Michel Polnareff et américains (Joan Baez, Emmylou Harris, Guy Clark, Townes Van Zandt..)

Tes peintres favoris ?

Je suis fascinée par le beauté difforme et surnaturelle des femmes d’Ingres. J’aime aussi particulièrement Vuillard, Bonnard, Vallotton et les Nabis. Mais en ce moment mon paysage mental ressemble davantage à une peinture de Nicolas De Stael, un horizon pâle avec des montagnes.

Tes héroïnes dans l’histoire?

Simone Veil et Simonne Dumeige, mon arrière grand mère que j’aime.

Tes héros dans la vie réelle?

Mes amis musiciens, artistes, créateurs. Je m’étonne avec béatitude de cottoyer tous les jours de tels magiciens, des missionnaires de l’âme.

Tes noms favoris?

J’aime Thaddée, Elias, Georges, Theodore, Ange pour un garçon. Pour une fille Jeanne, Judith ou Magdalena, par exemple. Voilà.

Ce que tu détestes par-dessus tout?

La résignation. L’acceptation de la défaite.

Le personnage historique que tu admires ?

Je m’intéresse assez à l’histoire de la photographie. Alors je dirais Nicéphore Niepce ou Louis Daguerre, pour le symbole.

Une personne que tu méprises du fond du cœur?

Mépriser, pour moi, ça ne veut rien dire. Mépriser, c’est faire semblant de ne pas porter d’attention à quelqu’un alors qu’on le déteste? Je ne crois pas ressentir de mépris mais de la colère, de la culpabilité ou du dégoût ça peut arriver, et puis ça passe.

La reforme que tu estimes le plus?

Les congés payés? Sinon, la reconnaissance légale du sexe neutre, quand elle arrivera.

Comment tu aimerais mourir?

En souffrant le moins possible et en ayant fait souffrir le moins possible!

Ton état d’esprit actuel?

Je me sens un peu comme un électron libre. C’est très excitant, même si je manque parfois de recul sur les choses.

Les fautes qui t’inspirent le plus d’indulgence?

La curiosité.

Ta devise ?

Je n’en ai pas car je pourrais toujours la contredire. C’est difficile de vivre avec un seul précepte, non? Et si triste!