Thomas Friang

Thomas Friang

 

Thomas travaille dans la direction des affaires internationales d’une autorité de régulation financière et dirige bénévolement l’institut Open Diplomacy.

En 2010, Il a co-fondé cette association visant à permettre aux jeunes de se familiariser avec les enjeux internationaux.

En 2011, il a initié et présidé le premier sommet du G20 des jeunes, instance de dialogue entre les Millenials et les chefs d’Etat et de Gouvernement.

Engagé politiquement dans sa région natale, Thomas a animé la campagne participative Mon Euroregion pour faire émerger des idées en amont des élections régionales de 2015 en Alsace Lorraine Champagne Ardennes. Ancien président national des Jeunes Démocrates, il a lancé le blog participatif Next Démocrates en 2016.


 

Nous Sommes est heureux de vous présenter Thomas car il fait partie de ceux qui remettent la réflexion et le débat d’idée au centre des questions politiques. Il enrichit le collectif non-seulement en mettant en avant ses propres opinions mais aussi en permettant aux jeunes de développer les leurs.

 


 

Le Questionnaire de Proust de Thomas

 

Le questionnaire qui suit est dérivé du questionnaire de Proust, devenu célèbre par les réponses qu’y a apportées Marcel. Dans les années 1890, ce genre de questionnaires était en vogue chez les jeunes gens qui pouvaient y dévoiler leurs gouts et aspirations. Du coup on s’est dit que c’était un bon moyen de se présenter et de servir de support à notre rubrique de jeune du jour, qui vise à introduire des jeunes qu’on aime, qui nous intéressent, et qui sont de beaux exemples de notre génération.  

 

Ta vertu préférée?

La lucidité : la clairvoyance pour soi et pour le collectif est l’antichambre de l’honnêteté intellectuelle et morale et donc la base de toute construction reposant sur la confiance.

La qualité que tu préfères chez un homme?

La loyauté : s’il a des principes, un homme est fiable, on peut construire avec lui.

La qualité que tu préfères chez une femme?

La même que celle d’un homme.

Ce que tu apprécies le plus chez tes amis?

La qualité que je préfère chez un homme comme chez une femme.

Ton principal défaut?

L’indécision : savoir trancher, rester déterminé, c’est un savoir-faire et un savoir-être qui force mon admiration. Je trouve toujours que j’en manque pour conduire mon action.

Ton occupation préférée?

Inventer une histoire pour les enfants de ma famille, mes nièces et neveux. Je trouve beau de solliciter leur imagination pour les emmener loin de l’immédiateté de « l’être-présent ».

Ton rêve de bonheur ?

Rendre mes proches heureux. Tout comme les idées, le bonheur est une valeur qui grandit quand on la partage.

Quel serait ton plus grand malheur?

La solitude. C’est le vide total.

Que voudrais-tu être?

Le colibri. Celui qui répond « je prends mes responsabilités » au gorille qui lui demande pourquoi il s’agite à aller chercher si peu d’eau dans son bec pour éteindre un incendie, alors que lui cherche à fuir.

Dans quel pays désirerais-tu vivre?

Aux Etats-Unis d’Europe : je rêve d’une Europe fédérale où je pourrais continuer d’être un bon-vivant en bon français ; où le parlement serait comme la chambre des communes en Angleterre ; où la ponctualité serait allemande, l’humour italien et les siestes espagnoles.

Quelle est la couleur que tu préfères?

Bleu. Ca ne se discute pas.

La fleur que tu aimes?

Le mimosa.

L’oiseau que tu préfères?

Le colibri.

Tes auteurs favoris en prose?

Jean-Paul Sartre ; l’existentialisme est mon humanisme.

Tes poètes préférés?

J’aime la poésie des chansons de Charles Trenet.

Tes héros dans la fiction?

Takeo Otori, l’héritier du clan des Otori.

Tes compositeurs / chanteurs préférés?

Le piano romantique soulève les coeurs : de Liszt à Rachmaninov.

Tes peintres favoris ?

Klimt est extraordinaire, comme Chagall.

Tes héros dans la vie réelle?

Ils sont de petits responsables politiques qui ont tenu une forme d’exemplarité dans l’action et de loyauté à leurs convictions. Comme Daniel Cohn-Bendit qui a été un parlementaire vivace.

Tes héroïnes dans l’histoire?

Simone Veil. Incontournable femme de la politique moderne : du progrès sociale au progrès historique de la construction européenne.

Tes noms favoris?

Babar, celui du roi des éléphants.

Ce que tu détestes par-dessus tout?

Le mensonge. Il détruit tout.

Le personnage historique que tu admires ?

Robert Schuman : il a été l’artisan d’une réconciliation infaisable, entre deux peuples qui se donnaient la mort et se nourrissaient de rancunes depuis des décennies.

Une personne que tu méprises du fond du cœur?

Il y en a, mais leurs noms ne comptent pas.

Le fait militaire que tu admires le plus, s’il y en a un?

La campagne de Russie lancée par Napoléon : c’est l’idiotie la plus grandiose de l’histoire. Inutile, elle a coûté la Louisiane à la France, soit les trois quarts de la surface des Etats-Unis !

La reforme que tu estimes le plus?

La création de l’Euro : inachevée, elle est le début d’une aventure qui n’est comparable à rien à la surface de la Terre et dans l’Histoire.

Le don de la nature que tu voudrais avoir?

Je rêve de pouvoir me téléporter.

Comment tu aimerais mourir?

Paisiblement, à 100 ans de mariage, avec mon épouse.

Ton état d’esprit actuel?

Je suis amusé par ce questionnaire.

Les fautes qui t’inspirent le plus d’indulgence?

La peur. Elle est si humaine.

Ta devise ?

« Aime et fais ce que tu veux », Saint-Augustin. Il ne la connaissait pas mais c’est la phrase qui résume la vie de mon grand-père que j’estime tant et la règle de vie que je partage avec mes amis.